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La Formule 1 fait son retour en Afrique : le Rwanda décroche un accord historique pour accueillir un Grand Prix

Posted : 14 October 2026
Le président de la Formule 1, Stefano Domenicali, a qualifié l’accord visant à ramener un Grand Prix en Afrique de moment historique pour la discipline. Le Rwanda a conclu un accord de dix ans pour accueillir une course à partir du début des années 2030, ce qui pourrait mettre fin à l’absence du continent au calendrier de la Formule 1 depuis le Grand Prix d’Afrique du Sud de 1993.

Cet accord intervient après plusieurs années d’efforts de la part de Liberty Media, propriétaire de la Formule 1, pour organiser une course sur le continent africain. Depuis l’acquisition de la discipline en 2017, l’entreprise a étudié des possibilités dans plusieurs pays africains, mais la concurrence entre les différentes candidatures et les difficultés financières ont retardé les avancées. Le Rwanda s’est désormais imposé comme le principal candidat grâce à un projet cohérent, soutenu par des investissements importants et l’appui du gouvernement.

L’Afrique du Sud et le Maroc avaient également été envisagés comme pays hôtes potentiels, mais aucun des deux n’a réussi à réunir les conditions nécessaires pour concrétiser son projet. En Afrique du Sud, plusieurs propositions concurrentes avaient été présentées pour différents sites, tandis que le Maroc peinait à établir les bases financières indispensables à l’organisation d’une épreuve de Formule 1. L’approche coordonnée du Rwanda a permis à sa candidature de se démarquer des initiatives précédentes.

Le circuit envisagé sera situé à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali, la capitale rwandaise. Sa construction s’inscrit dans un projet de développement plus vaste comprenant un nouvel aéroport international, des hôtels, des infrastructures résidentielles, des espaces de divertissement, des installations consacrées aux sciences du sport et un centre d’innovation. Bien que le site soit encore dépourvu d’aménagements, le projet vise à créer une destination majeure pour les visiteurs internationaux et les investisseurs.

Stefano Domenicali a exprimé sa fierté lors de l’annonce de l’accord à Kigali, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et du président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem. Il a salué l’ambition du Rwanda, sa résilience et ses efforts pour s’imposer comme une destination attractive pour les affaires internationales, présentant le pays comme un exemple de la manière dont une vision à long terme peut soutenir le développement économique.

La campagne de Lewis Hamilton pour un Grand Prix en Afrique

Le septuple champion du monde Lewis Hamilton figure parmi les principaux défenseurs du retour de la Formule 1 en Afrique. Le pilote Ferrari a demandé à plusieurs reprises aux dirigeants de la discipline d’accorder la priorité au continent, estimant que celui-ci mérite sa place dans un calendrier qui couvre les autres grandes régions du monde.

L’accord conclu avec le Rwanda représente une avancée importante vers la réalisation de cette ambition. Pour la Formule 1, il offre également la possibilité de toucher un public potentiellement vaste et en pleine croissance, d’attirer de nouveaux partenaires commerciaux et de renforcer sa présence sur le continent africain.

Un nouveau circuit prometteur et exigeant

Le Grand Prix d’Afrique devrait se dérouler sur un circuit spécialement construit à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali. L’ancien pilote de Formule 1 Alex Wurz participe à la conception du tracé, qui devrait exploiter les variations naturelles du relief pour offrir un défi intéressant aux pilotes.

Le circuit prévu devrait mesurer environ six kilomètres et comporter 17 virages, ainsi que d’importantes variations d’altitude. Il sera développé conformément aux normes de catégorie 1 de la FIA, indispensables pour accueillir des courses de Formule 1, mais aussi d’autres compétitions de sport automobile et de grands événements sportifs. Le site fera également partie d’un programme de développement plus large lié au tourisme, aux transports et aux infrastructures commerciales.

L’accord avec le Rwanda suscite des interrogations sur les droits humains

Malgré l’enthousiasme suscité par le retour de la Formule 1 en Afrique, l’accord a également provoqué des critiques concernant le bilan du Rwanda en matière de droits humains et l’utilisation de grands événements sportifs pour promouvoir son image internationale.

Amnesty International a accusé le Rwanda de recourir à des partenariats sportifs prestigieux pour améliorer sa réputation, tout en détournant l’attention des allégations de violations des droits humains et de son implication dans le conflit en République démocratique du Congo voisine. Ces préoccupations ont relancé le débat sur les responsabilités des organisations sportives internationales lorsqu’elles choisissent leurs pays hôtes et leurs partenaires commerciaux.

Le président rwandais Paul Kagame a défendu le projet, le présentant comme une occasion de créer des emplois, de développer les compétences, d’accroître le tourisme et d’attirer des investissements. Il a également souligné que les retombées ne devraient pas se limiter au Rwanda, mais profiter à d’autres pays africains et favoriser une participation plus importante du continent aux compétitions sportives internationales.

Avec l’annonce officielle de cet accord de dix ans, l’attention se tourne désormais vers la construction du circuit et les préparatifs de la première course, attendue au début des années 2030. Le projet pourrait constituer une étape majeure pour le sport automobile africain, même si sa réussite à long terme dépendra de la réalisation des infrastructures et de la prise en compte des questions plus larges soulevées par ce partenariat.

 

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