Les chances du Sénégal d’atteindre les phases à élimination directe de la Coupe du Monde ont subi un coup dur après une défaite 3-2 contre la Norvège au Meadowlands Stadium, dans le New Jersey, lundi. Ce deuxième revers consécutif dans le tournoi oblige désormais les Lions de la Teranga à obtenir une victoire convaincante contre l’Irak lors de leur dernier match de groupe afin de rester en course pour une place parmi les meilleurs troisièmes.
La Norvège a dominé de longues séquences de la rencontre, avec Erling Haaland et ses coéquipiers exploitant les faiblesses défensives d’une équipe sénégalaise en manque de régularité. Des erreurs coûteuses et plusieurs absences défensives ont finalement fait la différence, laissant la sélection africaine avec très peu de marge d’erreur avant son ultime rendez-vous de la phase de groupes.
Le gardien Édouard Mendy a vécu une soirée compliquée avant de quitter le terrain sur blessure en seconde période. L’ancien meilleur gardien du monde n’a pas réussi à empêcher l’ouverture du score norvégienne et a semblé en difficulté lorsque son équipe s’est retrouvée menée. Son remplaçant, Mory Diaw, a effectué ses débuts en Coupe du Monde, mais a lui aussi connu une rencontre délicate, affichant un certain manque d’assurance dans ses relances et sa gestion du ballon.
En défense, Moussa Niakhaté a été l’un des rares points positifs du Sénégal. Solide dans les duels, il a également réalisé plusieurs interventions et interceptions importantes. À l’inverse, le capitaine Kalidou Koulibaly a traversé une soirée difficile, multipliant les erreurs ayant directement contribué aux buts norvégiens. Sa sortie en seconde période a conclu une prestation décevante qui soulève des interrogations sur son rôle futur au sein de la sélection.
El Hadji Malick Diouf a également souffert face à la pression offensive de la Norvège avant d’être remplacé. En revanche, Ismail Jakobs a apporté un impact positif après son entrée en jeu et pourrait prétendre à une place de titulaire lors du prochain match.
Au milieu de terrain, Idrissa Gana Gueye a travaillé sans relâche mais n’a pas réussi à exercer l’influence habituelle qui a marqué sa carrière internationale. Lamine Camara et Pape Gueye se sont montrés discrets, incapables d’avoir un impact significatif alors que le Sénégal cherchait à revenir dans la partie.
Sur le plan offensif, les performances ont été contrastées. Ismaïla Sarr a été le joueur sénégalais le plus en vue, inscrivant les deux buts de son équipe tout en représentant une menace constante grâce à son énergie et sa détermination. Malgré quelques occasions manquées, il a permis au Sénégal de rester dans le match jusqu’au coup de sifflet final.
En revanche, beaucoup plus était attendu de Sadio Mané, qui n’a pas retrouvé le niveau qui avait contribué au succès du Sénégal lors de la Coupe d’Afrique des Nations plus tôt dans l’année. L’attaquant a peiné à peser sur la rencontre et devra afficher un tout autre visage contre l’Irak. Nicolas Jackson a montré quelques éclairs de qualité, mais son manque de constance dans les moments décisifs a de nouveau été évident, surtout en comparaison avec l’efficacité clinique d’Haaland.
Les remplaçants Ibrahima Mbaye et Pathé Ciss ont apporté davantage d’intensité en fin de match, Ciss passant même tout près d’arracher une égalisation spectaculaire. Cependant, le Sénégal n’a jamais réussi à compenser les erreurs défensives qui ont marqué sa prestation.
À une journée de la fin de la phase de groupes, le chemin vers les huitièmes de finale est désormais clair mais particulièrement difficile pour le Sénégal. Une victoire contre l’Irak est indispensable, et elle devra probablement être obtenue avec un écart confortable, tout en espérant des résultats favorables dans les autres rencontres pour prolonger son aventure mondiale.
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