Le Congrès de la Fédération nigériane de football a soutenu des réformes globales du football nigérian, mais a rejeté la mise en place immédiate d’un Comité de normalisation comme voie privilégiée pour sortir la fédération de sa crise actuelle de leadership. Le Congrès a plutôt proposé un Comité intérimaire de trois à six mois afin de stabiliser la fédération et de préparer la voie à de nouvelles élections.
La proposition intervient après la démission du Comité exécutif de la NFF et du Secrétaire général, qui a créé un vide administratif au sein de la fédération. Le Congrès estime que ces démissions ne dissolvent pas la NFF et ne retirent pas l’autorité constitutionnelle de ses institutions existantes.
Le Congrès souhaite d’abord convoquer un Congrès extraordinaire pour traiter les postes vacants. Il propose ensuite une révision des Statuts et du Code électoral de la NFF, la vérification des circonscriptions électorales et des structures des parties prenantes, puis un Congrès électif pour installer une nouvelle direction.
Le Comité intérimaire proposé, composé de sept membres, comprend Christopher Green, Abubakar Ladan, L.A. Haruna, Waheed Akanni, Rukayat Segilola Alaya, l’entraîneur Oko Victor Ndubuisi et le professeur Tor Iorapuu. Le Congrès affirme que le comité doit fonctionner conformément aux Statuts de la NFF et rester un pont temporaire vers une gouvernance élue.
Le Congrès souhaite également que la FIFA et la CAF fournissent une assistance technique, une reconnaissance et une supervision pendant le processus de réforme. Il insiste sur le fait que l’implication internationale doit soutenir les institutions du football nigérian plutôt que remplacer leurs pouvoirs constitutionnels.
Cette position intervient après l’émergence de projets visant à mettre en place un Comité de normalisation soutenu par la FIFA comme solution possible à la crise. Des rapports avaient indiqué que la Commission nationale des sports préparait des candidats pour examen par la FIFA, l’instance dirigeante mondiale devant effectuer des contrôles d’intégrité avant d’approuver tout comité.
Le Congrès n’a pas complètement écarté la normalisation. Il estime plutôt qu’un tel mécanisme ne devrait être envisagé que si la FIFA détermine officiellement que les institutions statutaires de la NFF ne peuvent pas résoudre la crise dans le cadre de leur dispositif constitutionnel existant.
Le programme de réforme proposé couvre également l’administration des championnats, l’octroi de licences aux clubs, la commercialisation, les infrastructures, le financement, la protection des joueurs, le football féminin, le développement des jeunes et le football de base. Le Congrès a demandé des évaluations financières indépendantes avant la mise en œuvre d’engagements majeurs.
Il a notamment recommandé que des propositions telles qu’un salaire minimum mensuel de 2 millions de nairas pour les joueurs et d’importantes allocations destinées aux primes et à la production médiatique soient évaluées par rapport à des revenus durables et aux normes d’octroi de licences aux clubs. Le Congrès souhaite également accorder davantage d’attention à la Nigeria National League et à la Nigeria Women’s Football League.
Le programme de réforme prévoit des élections et une passation de pouvoir dans un délai d’environ six mois. Des réformes structurelles plus larges se poursuivraient ensuite sur une période de 18 à 24 mois, couvrant la gouvernance, le développement commercial, les infrastructures, la protection des joueurs et le football de base.
La transition proposée vise également à préserver les Conseils locaux de football et les Associations de football des États existants. Le Congrès privilégie la vérification et la régularisation de ces structures plutôt que leur dissolution et le recommencement complet du processus électoral.
Le différend se déroule après la perturbation du processus électoral initial de la NFF. La fédération avait auparavant déplacé son Congrès électif de 2026 au 27 septembre à Lafia après l’avoir initialement fixé au 26 septembre, avant que le processus de réforme plus large n’interrompe l’élection prévue.
Le Congrès maintient que la réforme doit renforcer l’autonomie, la transparence et la structure démocratique du football nigérian. Son approche privilégiée consiste donc à utiliser les institutions constitutionnelles de la NFF pour gérer la transition, tandis que la FIFA et la CAF assurent une supervision technique.
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