La FIFA et la Confédération africaine de football (CAF) n’ont pas encore pris de décision définitive concernant la crise de leadership au sein de la Fédération nigériane de football (NFF). Les deux instances dirigeantes procéderont plutôt à une évaluation conjointe au Nigeria avant de déterminer les prochaines étapes.
Cette position figure dans une lettre datée du 7 septembre et signée par le directeur des associations membres de la FIFA, Elkhan Mammadov. La lettre était adressée au secrétaire général adjoint par intérim de la NFF, Emmanuel Ikpeme, après une réunion entre des responsables de la FIFA, de la CAF, de la NFF et des représentants du gouvernement nigérian à Zurich le 1er septembre.
La FIFA et la CAF ont déclaré qu’elles examinaient les implications juridiques, de gouvernance, administratives et électorales des développements au sein de la fédération. Elles ont souligné qu’aucune conclusion n’avait été tirée et qu’aucune décision n’avait été prise concernant les mesures qui pourraient être prises par la suite.
Dans le cadre de cet examen, la FIFA et la CAF ont ordonné que le processus électoral en cours de la NFF reste suspendu. Cela signifie que le Congrès électif prévu le 27 septembre à Lafia, dans l’État de Nasarawa, est effectivement mis en attente pendant la poursuite de l’évaluation.
Cette directive fait suite à la démission collective du président de la NFF, Ibrahim Musa Gusau, du secrétaire général Mohammed Sanusi et des membres du Comité exécutif de la fédération. Gusau a déclaré que sa démission visait à créer les conditions nécessaires à un processus de réforme global destiné à répondre aux préoccupations persistantes en matière de gouvernance et de développement.
La NFF a ensuite placé Emmanuel Ikpeme à la tête du secrétariat de la fédération à titre intérimaire. Elle a également suspendu les préparatifs électoraux et indiqué qu’un nouveau processus suivrait les discussions avec la FIFA, la CAF, le gouvernement et les autres parties prenantes.
La FIFA et la CAF vont maintenant envoyer une mission d’évaluation conjointe à Abuja dans les meilleurs délais. La délégation devrait rencontrer des responsables de la NFF, des membres de la fédération, des organismes électoraux et des représentants du gouvernement fédéral, notamment des responsables de la Commission nationale des sports.
Les consultations visent à permettre aux instances internationales de mieux comprendre les circonstances à l’origine des changements de direction. Elles examineront également les différentes positions des parties prenantes et la manière dont la situation s’inscrit dans les règlements de la FIFA, de la CAF et de la NFF.
Cette dernière évolution est importante car elle laisse ouvertes plusieurs issues possibles. La FIFA et la CAF n’ont pas approuvé de Comité de normalisation, n’ont pas soutenu une administration intérimaire et n’ont pas autorisé la reprise du processus électoral actuel.
La crise intervient après une période difficile pour le football nigérian. Les Super Eagles n’ont pas réussi à se qualifier pour la Coupe du monde de la FIFA 2026, tandis que les Super Falcons n’ont pas réussi à se qualifier pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027 pour la première fois depuis le début de la compétition.
Pour l’instant, le football nigérian reste dans une phase intérimaire. La FIFA et la CAF ont clairement indiqué que le processus électoral restera gelé jusqu’à la fin de leur évaluation, tandis que l’orientation définitive de la structure de direction de la NFF reste encore indécise.
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