L’ancien secrétaire général de la Fédération nigériane de football (NFF), Fanny Amun, a appelé à d’importantes réformes des statuts de la fédération. Il souhaite que le Congrès de la NFF soit ouvert à davantage d’acteurs crédibles, expérimentés et compétents du football.
Amun a lancé cet appel lundi à Abuja lors d’un échange avec des journalistes après avoir remis le rapport du comité d’enquête de la NFF. Le comité avait été constitué pour enquêter sur les récentes difficultés du Nigeria dans le football international, avec un accent particulier sur l’échec des Super Falcons lors de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 au Maroc.
L’élimination précoce du Nigeria de la CAN féminine a mis fin à ses espoirs de qualification pour la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil. Ce revers signifie que les Super Falcons manqueront la Coupe du monde féminine pour la première fois depuis la création du tournoi en 1991.
Le comité composé de six membres a examiné la gouvernance, la gestion financière, le développement technique, le football de base, le bien-être des joueurs, l’administration des équipes nationales et les structures des championnats nationaux. Il a également identifié des préoccupations concernant la libération des joueurs, la préparation des équipes, la gestion médicale, l’administration des camps, la coordination technique et la sélection des joueurs.
La gouvernance est apparue comme l’une des principales préoccupations du comité. Amun a déclaré que les statuts de la NFF devraient être modifiés afin d’intégrer davantage d’acteurs véritablement impliqués dans le football et de permettre une participation plus large au Congrès de la fédération.
Le comité a recommandé que les membres du Congrès soient compétents, crédibles et expérimentés. Il a également proposé un maximum de deux mandats pour les membres du Congrès afin de favoriser la responsabilité et de créer des opportunités pour de nouvelles directions.
Amun a estimé qu’une occupation prolongée des postes influents peut limiter les nouvelles idées et réduire les possibilités offertes à d’autres acteurs qualifiés. La limitation des mandats proposée vise donc à renforcer la responsabilité et à instaurer une administration du football plus ouverte.
Le comité a également exprimé des inquiétudes concernant des ingérences présumées dans les affaires des équipes nationales. Celles-ci comprenaient des allégations d’influence indue dans les convocations de joueurs, d’incitations financières et d’un accès excessif de certains responsables aux camps des équipes nationales. Le rapport a demandé que toutes les allégations fassent l’objet d’enquêtes appropriées et que les mécanismes internes de responsabilité soient renforcés.
Concernant les Super Falcons, le comité n’a trouvé aucune preuve indiquant que des joueuses individuelles avaient influencé les sélections. Il a également confirmé que la défenseure Ashleigh Plumptre n’était pas disponible pour la CAN féminine après avoir subi une intervention chirurgicale, les informations médicales provenant du Nigeria et de son club saoudien ayant appuyé cette décision.
Au-delà de la gouvernance, le comité a recommandé des plans à long terme pour le football masculin et féminin, des formations régulières pour le personnel technique et administratif, des structures de championnat plus solides ainsi qu’une meilleure utilisation de la technologie et des données. Il a également appelé à de meilleurs systèmes de vérification de l’âge et à une préparation plus efficace aux compétitions internationales.
Amun a souligné que le rapport aurait peu de valeur sans sa mise en œuvre. Il a appelé à une volonté politique et à un engagement des acteurs du football afin de transformer les recommandations en réformes concrètes capables de restaurer la confiance dans le football nigérian.
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