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L’EFCC et l’ICPC enquêtent sur les 12 milliards de nairas du NFF alors que les finances du football sont examinées

Posted : 22 August 2026

L’administration du football nigérian fait l’objet d’un nouvel examen après la révélation que l’Economic and Financial Crimes Commission (EFCC) et l’Independent Corrupt Practices and Other Related Offences Commission (ICPC) enquêtent sur l’utilisation d’un fonds d’intervention du gouvernement fédéral de 12 milliards de nairas versé à la Nigeria Football Federation (NFF).

Le fonds avait été débloqué afin de régler les obligations financières en suspens concernant les joueurs, les entraîneurs et les équipes nationales, et cette évolution a suscité de nouvelles interrogations sur la gestion des ressources publiques dans le football nigérian.

L’enquête a été révélée par la NFF dans une réponse à une demande fondée sur la Freedom of Information Act visant à obtenir les documents financiers et les registres d’utilisation relatifs au fonds d’intervention.

Dans une lettre datée du 18 août 2026 et signée par Onoja Joshua, Esq., au nom du secrétaire général de la NFF, la fédération a déclaré qu’elle ne pouvait pas fournir les documents demandés, car l’affaire faisait déjà l’objet d’une enquête menée par les deux agences de lutte contre la corruption.

La lettre, référencée NFF/LEG/10/1/879 et adressée au Principal Partner de Cromwell & Okeke, indiquait que les documents liés à la demande étaient actuellement détenus par l’EFCC et l’ICPC.

La réponse de la NFF n’a pas précisé les transactions ou dépenses particulières ayant déclenché les enquêtes, ni identifié les responsables ou individus faisant l’objet d’investigations.

Elle n’a pas non plus indiqué quand les enquêtes avaient commencé ou si des responsables de la NFF avaient été convoqués ou interrogés par les agences.

Cette évolution place la gestion du fonds d’intervention par la fédération sous un examen public accru, notamment compte tenu de l’objectif déclaré des fonds, qui était de régler les obligations en suspens envers les joueurs, entraîneurs et responsables des équipes nationales.

L’intervention de 12 milliards de nairas faisait partie d’un effort du gouvernement fédéral annoncé en janvier 2024 pour régler les obligations financières accumulées envers les équipes nationales du Nigeria. À l’époque, la présidence avait déclaré que le paiement couvrait jusqu’à 15 mois de salaires impayés des entraîneurs des équipes nationales seniors, ainsi que les indemnités et autres obligations concernant les équipes masculines, féminines et des moins de 20 ans.

Des informations ont également fait état de l’utilisation d’une part importante du fonds pour régler les frais d’hébergement hôtelier engagés par les joueurs et les équipes, bien que la dernière lettre de la NFF ne fournisse pas de ventilation détaillée des dépenses.

Cette évolution intervient à une période sensible pour le football nigérian, alors que l’administration du président de la NFF, Ibrahim Musa Gusau, fait l’objet d’un examen croissant concernant l’orientation et la gestion du sport.

Mardi, des informations ont également révélé que la NFF avait écrit à l’instance dirigeante mondiale du football, la FIFA, au sujet de projets présumés du gouvernement nigérian visant à établir un comité intérimaire chargé de superviser la fédération et de suspendre l’élection prévue de la NFF.

Cette initiative présumée faisait suite aux inquiétudes suscitées par l’échec des Super Falcons à se qualifier pour la prochaine Coupe du monde féminine, bien que le statut précis et les implications de la proposition gouvernementale rapportée restent à clarifier.

Les enquêtes de l’EFCC et de l’ICPC ajoutent donc une nouvelle dimension importante au débat croissant sur la responsabilité, la transparence et la gestion financière du football nigérian.

Pour l’instant, cependant, la NFF n’a été accusée d’aucune faute par l’une ou l’autre agence, selon les informations rendues publiques. Le fait que les documents financiers fassent l’objet d’une enquête signifie que la nature précise de toute irrégularité présumée, si elle est établie, dépendra des résultats des investigations en cours.

Alors que les enquêtes se poursuivent, l’attention se portera sur les deux agences de lutte contre la corruption afin d’obtenir des précisions sur la portée de leurs investigations et, finalement, leurs conclusions concernant l’utilisation du fonds d’intervention de 12 milliards de nairas.

 

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