L’athlète britannique Jess Warner Judd s’apprête à faire ses débuts au marathon de Londres en 2026, marquant un retour remarquable après une urgence médicale survenue à Rome qui avait failli mettre fin à sa carrière de coureuse. Âgée de 31 ans, elle décrit son parcours comme une « seconde chance » qu’elle n’aurait jamais imaginé recevoir.
Lors de la finale du 10 000 mètres des Championnats d’Europe en 2024, Warner Judd s’est effondrée dans les derniers mètres après avoir subi une crise provoquée par une épilepsie jusque-là non diagnostiquée. L’incident, observé depuis les tribunes par son mari et entraîneur, a nécessité une intervention médicale immédiate, suivie d’un diagnostic hospitalier révélant une épilepsie focale.
Après ce diagnostic, Warner Judd a traversé une longue et difficile période de récupération, tant physique que mentale. Ses premières tentatives de retour à la compétition se sont révélées éprouvantes, marquées par une baisse de forme et une anxiété liée à son expérience traumatisante sur la piste. Les médecins et thérapeutes lui ont ensuite recommandé une période de repos avant de reprendre l’entraînement de haut niveau en toute sécurité.
Avec le temps, grâce aux traitements et à la thérapie, elle a progressivement reconstruit sa relation avec la course. Elle explique avoir réappris à courir sans peur, en passant d’une logique de performance à une recherche de plaisir et d’épanouissement personnel. Installée dans le Lancashire avec son mari, elle mène désormais une vie plus équilibrée autour de son entraînement.
Son retour au plus haut niveau s’est confirmé lors du marathon de New York, où elle a impressionné en terminant septième en 2:24:45 pour sa première participation sur la distance. Cette performance l’a rapidement convaincue d’accepter une invitation pour courir à Londres.
Désormais en préparation pour le marathon de Londres 2026, Warner Judd affirme que son retour vise à pratiquer son sport selon ses propres conditions. Un retour sur piste reste incertain, mais elle ne l’exclut pas totalement, estimant qu’il reste une « affaire inachevée » dans sa carrière d’athlète — à condition de retrouver le plaisir de courir.
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